Littérature de science-fiction

Littérature de science-fiction
Citizen of imagination land, please welcome.



"Le paradis à n'en pas douter, n'est qu'une immense bibliothèque."
Gaston Bachelard

# Posté le jeudi 30 mars 2006 11:22

Modifié le mardi 23 décembre 2008 15:18

Les 15 indispensables

Les 15 indispensables
Voici pour moi les 15 livres indispensables d'une bibliotheque:

1. Simetierre de Stephen King
2. Je suis une légende de Richard Matheson
3. Ca de Stephen King
4. Prisonnier du temps de Michael Crichton
5. Un bébé pour Rosemary d'Ira Levin
6. L'homme qui rétrécit de Richard Matheson
7. Marche ou crève de Stephen King
8. L'homme dans le labyrinthe de Robert Silverberg
9. Le temps paralysé de Dean Koontz
10. Hel de Graham Masterton
11. La voix des ténèbres de Dean Koontz
12. Dragon rouge de Thomas Harris
13. Le portrait du mal de Graham Masterton
14. Fight club de Chuck Palahniuk
15. L'exorciste de William Peter Blatty


Nouveau classement au 17/07/2007:

1. Simetierre de Stephen King
2. Le maître du haut château de Philip K. Dick
3. Je suis une légende de Richard Matheson
4. L'homme qui rétrécit de RIchard Matheson
5. Dragon rouge de Thomas Harris
6. L'enfant de nulle part de Roger Zelazny
7. Le temps paralysé de Dean Koontz
8. Un bébé pour Rosemary d'Ira Levin
9. Fight club de Chuck Palahniuk
10. L'homme dans le labyrinthe de Robert Silverberg
11. Hel de Graham Masterton
12. Le guide du voyageur galactique de Douglas Adams
13. L'âme du mal de Maxime Chattam
14. Frankenstein de Mary Shelley
15. Prisonniers du temps de Michael Crichton

# Posté le jeudi 30 mars 2006 11:39

Modifié le mardi 17 juillet 2007 13:11

Simetierre de Stephen King

Simetierre de Stephen King
1983
571 pages

J'avais déjà lu Simetierre une première fois à 15 ans. Aujourd'hui, 8 ans plus tard, je viens juste de le relire et je peux affirmer que ce livre restera à jamais comme étant le meilleur roman que j'ai lu. Je pense que ça mérite une réécriture de ma critique.

"On a probablement tort de penser qu'il peut y avoir une limite à l'horreur que peut éprouver l'esprit humain"

Simetierre commence très simplement: une famille (les Creed) déménage dans une petite ville nommée Ludlow. Le père, Louis, a été choisi parmi 50 candidats pour être le médecin responsable d'une Université. Très vite, Louis se lie d'amitié avec Jud, son voisin octogénaire (qui parait 20 ans de moins) ayant passé toute son existence à Ludlow.

Comme à son habitude, King a le don de rendre ses personnages attachant. On aime voir évoluer cette famille jour après jour, sans jamais s'ennuyer. Rapidement, Jud va leur faire découvrir l'existence du "simetierre" des animaux qui se trouve en haut du sentier jouxtant leur maison.

La mort est donc présente dès le début du roman, on la voit à travers les yeux d'Ellie, leur petite fille de 5 ans, qui s'interroge sur ce qui se passe "après" et s'inquiète parce qu'elle réalise que son chat, Church, n'est pas immortel.

"Mais ma chérie, tout le monde peut mourir, dit-il. La mort est un des éléments de l'existence."

Peu de temps après, le chat meurt écrasé par un camion et Jud, sans hésitation, emmenne Louis et le cadavre jusqu'au simetierre des animaux mais il ne s'arrete pas la. En effet, tous deux continue afin d'arriver à un autre cimetière qq kilomètres plus loin. Le cimetière des Micmacs. Et c'est la que Louis enterre le chat de sa fille.

"Cet endroit à du pouvoir, Louis. Ici ce n'est pas tellement perceptible, mais là où nous allons, par contre ..."

Ce qui est intéressant c'est le fait que Jud ne lui décrit pas le pouvoir de cet endroit, on ne sait toujours pas pourquoi il a tellement insisté pour aller enterrer le plus rapidement possible Church par delà le cimetière des animaux. Mais rassurez vous, on ne tarde pas à le découvrir. En effet, le lendemain (page 202, vous pouvez donc remarquer à quel point l'horreur se fait attendre) le chat réapparait dans le garage de Louis. Ce dernier pense donc logiquement que Church n'était pas mort quand il l'a enterré mais le doute persiste.

"En y réfléchissant par la suite, il se dit qu'on aurait pu croire qu'il avait passé toute la matinée à attendre le retour de Church, comme si quelque attavisme immémorial enfoui dans le tréfonds de son subconscient l'avait averti dès le début de la signification véritable de l'expédition de la veille."

Seulement voila, le chat a changé, il pue, il "oscille" d'avant en arrière, il ramène des animaux morts complètement déchiquetés. Après cela, Jud se décide enfin a dévoiler la vérité sur le cimetière des Micmacs. Mais King ne prend le chemin le plus facile pour le faire, il nous fait découvrir ce pouvoir à travers une histoire qui est arrivée à Jud dans sa jeunesse dans laquelle son chien meurt et revient ensuite parmi les vivants grace à ce cimetière.

"Est-ce que je suis vraiment en train de croire à cette folle histoire d'animaux qui réssuscitent? Bon Dieu, ce chat était simplement sonné; une bagnole l'a heurté et le choc l'a assomé. Pas besoin d'en faire toute une affaire. Ce ne sont que des divagations de vieux sénile."

Jusqu'à présent, on ne peut pas à proprement parler d'horreur. Un chat qui réssuscite, la belle affaire, pas de quoi me faire rendre mon dîner. Mais, page 277, King met en place une histoire d'horreur bien réelle qui est arrivée à Rachel, la femme de Louis, alors qu'elle n'avait que 8 ans. Il nous raconte la lente agonie de Zelda, la soeur de Rachel, atteinte d'une maladie mortelle qui reste confinée dans son lit en permanence tous les jours que Dieu fait.

Et pendant près de 15 pages, Rachel nous explique toute l'horreur de la situation, la chambre qui puait la pisse, les doigts de sa soeur refermés comme des serres, son dos tout recroquevillé, ses râles incessants juste avant de mourir, toute la souffrance endurée, la peur que Rachel éprouvait à présent en entrant dans sa chambre.

"Et des fois, elle me touchait avec ses ... ses mains... ses mains d'oiseau... et moi j'avais du mal à me retenir de hurler.

C'est avec ce chapitre qu'on se rend compte que dans la suite du livre, rien ne nous sera épargné. A partir de la, l'horreur sera omniprésente. Et ça continue, page 314, on apprend que Gage, le fils de deux ans de Louis et Rachel s'est fait heurté par un camion et est décédé. Stephen king avec sa narration légendaire va nous faire subir l'affliction de Louis, toutes les étapes d'un enterrement vont être vécues par lui, du choix du cercueil aux sempiternelles visites au salon mortuaires avec toutes ces phrases préconcues du genre "au moins il n'a pas souffert". King va même jusqu'au comble de l'horreur en imaginant une bagarre dans le salon mortuaire entre Louis et son beau-père qu'il déteste. Il en résultera que le beau-père s'étant pris une beigne recule violemment et fait tomber le cercueil de Gage qui heurte le sol avec violence mais heureusement, il ne s'ouvre pas.

Gage est ensuite enterré mais pendant toute cette période, une idée a germé dans l'esprit de Louis: déterrer son fils pour aller le réenterrer dans le cimetiere des Micmacs. Bien entendu, c'est exactement ce qui va se passer

"Je ferai un diagnostic, non seulement sur son état physique, mais sur son état mental ... et s'il s'avère que la perdition mentale est trop importante, ou qu'il est devenu une créature maléfique, je le tuerai."

Louis va donc déterrer son fils (et la aussi, rien ne nous est épargné notamment quand il ouvre le cercueil ....) et s'en va vers le cimetière des Micmacs dans un état proche de la démence. Le "travail" terminé, il rentre chez lui pour dormir.

"Prenant comme postulat la capacité du cimetière des Micmacs à ressusciter les morts, il s'enfonça dans le marais du Petit-Dieu, le cadavre de son fils dans ses bras."

Nous sommes page 528 et l'horreur est sur le point d'atteindre son paroxysme. Gage est revenu à la vie (vous en doutiez encore?) et s'est mis en tête de tuer ce bon vieux Jud grâce au scalpel de son père. Mais ce n'est plus un bébé, c'est un monstre hideux, une créature abominable revenue d'entre les morts.

"Le scalpel s'abbatit encore.
Et encore.
Et encore."

Ensuite, histoire de ne pas faire les choses à moitié, le gosse décide de buter sa mère.

"Je t'ai apporté une surprise maman! Glapissait-il. Je t'ai apporté une surprise! Je t'ai apporté une surprise!"

Tu parles, un beau scalpel plein de sang caché dans son dos. C'est ensuite que Louis débarque dans la maison de Jud et trouve les deux cadavres ainsi que son fils "le museau barbouillé de sang". Gage tente de toucher son père avec le scalpel mais ce dernier l'évite et ensuite plaque gage au sol et le tue d'une injection. Ayant atteint les derniers recoins de la folie, Louis prend le cadavre de sa femme et va l'enterrer dans le cimetière.

"Avec Gage, j'ai attendu trop longtemps, dit Louis. C'est pour ça que la chose l'a contaminé - parce que j'avais attendu trop longtemps. Mais avec Rachel, ça ne sera pas pareil. Je le sais."

Nous en arrivons maintenant à la dernière page du livre. On trouve Louis dans le salon en train de faire une patience quand une main glaciale s'abbat sur son épaule.

"La voix de Rachel était râpeuse pleine de terre.
-Mon chéri, disait-elle."

Fin

Résumé (tiré du site www.moveandbe.com)

Louis Creed est muté à l'université de Ludlow en tant que médecin. Il emménage donc avec sa femme Rachel, sa fille Eillen et leur bébé Gage dans le Maine, dans une maison en bordure de la ville. Sur place, il se lie d'amitié avec Jud, un voisin octogénaire au caractère un peu fantaisiste.
Celui-ci leur raconte l'histoire du cimetière qui se trouve dans le bois devant chez eux. C'est le cimetière des animaux. Des chiens, chats, lapins et animaux domestiques en tout genre, y ont été enterrés par des enfants.
La mort est présente partout dans cette ville, même si Rachel fait tout pour en préserver sa fille.
Quelques jours plus tard, un élève de l'université est victime d'un accident brutal. Il aurait même déjà dû être mort tant ses blessures étaient sérieuse. Avant de mourir, il met en garde le médecin contre le cimetière.
Peu de temps après, le chat d'Ellie se fait écraser sur la route. Afin de lui éviter toute souffrance, Jud révèle à Louis le secret du cimetière des animaux. Il le conduit au delà du cimetière, dans une réserve indienne afin d'y enterrer la pauvre bête.
Le lendemain, le chat réapparaît....changé. Il y a quelque chose de mort en lui, de plus sauvage, de plus cruel.
Plusieurs mois s'écoulent avant que le drame ne se produise. Gage décède, renversé par un camion....
Creed a le pouvoir de le ramener à la vie...Mais va-t-il le faire ?

# Posté le jeudi 30 mars 2006 11:52

Modifié le lundi 16 juillet 2007 16:48

Je suis une légende de Richard Matheson

Je suis une légende de Richard Matheson
1954
228 pages

Richard Matheson a longtemps écrit le scénario de séries télés tels que la quatrième dimension et star trek. Ce n'est donc pas un néophyte dans le domaine du fantastique.

Je suis une légende est un livre superbe à lire absolument. On vit le quotidien de Robert Neville qui lutte contre le reste de la population devenu vampire.

Il est retranché dans sa maison la nuit, attaqué par les vampires qui tentent d'entrer par tous les moyens. Il se transforme en scientifique amateur le jour afin de trouver un remède à ce fléau.

Le titre du livre fait référence à ce dernier homme qui deviendra pour les vampires une légende car :"c'est la majorité qui définit la norme, non les individus isolés."

Résumé (tiré du site www.wikipédia.org)

Je suis une Légende est un roman de science fiction de 1954, écrit par Richard Matheson. Dans un futur proche, il raconte le destin tragique du dernier homme vivant , survivant depuis la mort des siens aux attaques d'une horde de vampires.

Robert Neville, le héros, se réveille chaque matin dans un climat d'horreur, étouffé par la solitude et le remords, dans sa petite maison qu'il a aménagée et barricadée. Monotonie de l'horreur, Richard Matheson axe son récit autour de cette situation incongrue où chaque geste anodin est en fait le dernier soubresaut de l'humanité.

Il va, seul, tenir tête durant des mois à la population, à ses voisins et ses anciens amis devenus depuis des vampires écervelés se réveillant la nuit pour gratter la porte et les murs.

# Posté le jeudi 30 mars 2006 12:00

Modifié le lundi 16 juillet 2007 16:48

L'homme qui rétrécit de Richard Matheson

L'homme qui rétrécit de Richard Matheson
1956
267 pages

L'homme qui rétrécit nous raconte l'histoire d'un homme qui va perdre qq centimètres par jour après etre rentré en contact avec un rideau d'embruns en mer.

De nouveau, Matheson nous offre un chef-d'oeuvre d'imagination agrémenté de nombreux flash-back car d'après lui, avec un roman linéaire on mettait trop de temps pour arriver "aux bons passages".

On vit l'extraordinaire et effroyable aventure de Scott avec un certain malaise. En effet, ce livre est tellement bien écrit qu'on croit dur comme fer à ce qui lui arrive. La tristesse d'un homme qui se voit rapetissir encore et encore et qui ne peut rien y faire.

Un homme qui sera considéré comme un bébé par sa femme, comme une poupée par sa petite fille. Un homme qui va perdre tout contact avec l'humanité, qui va être enfermé bien malgré lui dans sa propre cave ne mesurant plus alors que quelques millimètres.

Résumé (tiré du site www.planete-ubik.ch)

Scott, un homme ordinaire, respectable, à la vie rangée, mariée à l'adorable Lou et père d'une exquise petite fille, se rend compte un jour qu'il ne mesure plus un mètre quatre-vingt. Il en parle à son médecin, le docteur Branson, mais ce dernier avoue son impuissance. 1 m 73... L'homme de science ne peut que constater cette réalité inexplicable: Scotte rapetisse un septième de pouce par jour. Un changement imperceptible à l'oeil nu, mais quel changement! Terrifiant, absurde - et pourtant bien réel.
Que faire? Comment réagir? Existerait-il un remède? Scott et sa femme ont beau chercher, ils ne trouvent aucune parade à l'inéluctable horreur qui mine leur couple et bouleverse progressivement, lentement et avec quelle cruauté, leur vie autrefois bien ordonnée et heureuse. Puisque tout change de perspective... Subissant une lente descente aux enfers à mesure qu'il diminue de taille, Scott passe par tous les affres d'une dégringolade familiale, affective, sociale. Une chute d'autant plus douloureuse qu'il conserve ses proportions et toute sa tête.
Sa lucidité fait de son malheur un véritable supplice. Il finira abandonné de tous dans la cave de sa propre maison, dans une lutte pour sa survie, à grignoter des miettes de pain sec, à recueillir des gouttes d'eau, ou à se battre contre son chat - et oui - ou une araignée devenue titanesque pour le liliputien qu'il est devenu. Mais ce combat solitaire et désormais inconnu de tous est-il sans espoir?

# Posté le jeudi 30 mars 2006 12:11

Modifié le lundi 16 juillet 2007 16:48